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Sélection participative : quelques définitions par les paysans du RSP
| Appel à mobilisation |
Sciences citoyennes Pétition de soutien à Christian Vélot, chercheur au CNRS |
| Communiqué de presse |
21/01/2011 Contrôle du Lobbying Lobbying, conflits d'intérêt, expertise indépendante mis en débat par le réseau citoyen ETAL |
03/03/2009 méthodes de sélection Les semences mutantes irradiées, nouvelles Stars du Salon de l’agriculture ? |
| Actualité |
méthodes de sélection Un conférence scientifique sur la sélection pour la bio : "sélection et résilience" |
| Temps forts |
méthodes de sélection Les actes du forum Recherche agricole-Projet de société |
Biodiversité Lancement du site interactif spicilege |
| Nos dossiers |
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Conserver, sélectionner, cultiver, produire : de l'intérêt d'une approche participative pour valoriser la diversité génétique |
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Pour une gestion à la ferme de la biodiversité cultivée |
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Sélection participative en Syrie |
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Production de pâtes alimentaires, sélection du blé dur |
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Tomates anciennes et agriculture biologique (Expériment ations) |
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Semences Paysannes au Brésil : des enseignements précieux |
| En savoir plus |
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Méthodologie de sélection participative appliquée au Brésil : télécharger. |
| Publications |
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LIVRE : Cultivons la biodiversité : les semences paysannes en réseau |
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"Sélection participative : à la jonction entre la sélection paysanne et amélioration des plantes". Réseau Semences Paysannes / BEDE, novembre 2004 |
Plateforme Agrobio Périgord |
De nombreux membres du Réseau Semences Paysannes sont engagés dans des actions de sélection participative, sur différentes espèces. Depuis l'évaluation paysanne de ressources génétiques jusqu'à la sélection participative, les formes et modalités de ces actions sont variées. Ainsi, « la participation s'entend par un dialogue à toutes les étapes de la reconquête de l'autonomie semencière des paysans, dans une conception partagée des principes fondamentaux sur la nature du vivant » (Chable V, Berthellot JF, « La sélection participative en France », article paru dans le Courrier de l'Environnement n°30, novembre 2006). Le concept de sélection participative est parfois employé à tort de notre point de vue pour des opérations qui se limitent à demander aux paysans de tester les dernières variétés issues de sélections en laboratoire ou en station semencière : criblage variétal, évaluation participative.
La sélection participative, une sélection effective
Nous appelons « sélection participative » une sélection effective dans nos champs et nos jardins, en fonction de nos besoins, de nos pratiques agricoles, de nos envies de formes, de couleurs, de goûts, de valeurs nutritionnelles. Cette sélection est dite participative car les résultats sont plus pertinents lorsque ils sont issus d’une réflexion/observation collective que ce soit entre paysans, jardiniers et/ou avec le concours de techniciens, de transformateurs, de consommateurs, de nutritionnistes…, de scientifiques pour répondre aux besoins des collectivités auxquelles nous participons.
Des variétés paysannes
Echange paysans/ chercheurs |
Nous entendons par « variétés paysannes », les variétés que nous, paysans, sélectionnons et que nous ressemons et continuons à faire évoluer dans nos champs pour les adapter à de nouvelles nécessités agronomiques, alimentaires, culturelles, ou dues aux changements climatiques. Nous considérons que ces activités sont un droit imprescriptible de chaque paysan, chaque jardinier et qu'il nous appartient de plein droit de gérer collectivement le « patrimoine génétique » issu de milliers d'années de travail de nos ancêtres paysans.
La sélection participative n’est pas une méthode de sélection ; elle est un rapport à la plante, un processus et un mode d’organisation de la sélection. Cependant, elle exclut par définition les méthodes de sélections qui ne sont pas à la portée du paysan : cultures d’embryons, de cellules, fusions cellulaires, biotechnologie, mutagénèse… La majorité des groupes de sélection qui travaille essentiellement au champ s’inscrit en faux contre ces méthodes modernes de sélection des plantes où la plante est réduite à l’état d’objet brutalisé et violenté. Ils considèrent que l’homme qui veut poursuivre sa longue co-évolution avec le monde naturel qui l’entoure et le nourrit, n’a pas à imposer ses choix et ses désirs aux plantes. Il collabore avec elles pour les aider à exprimer le meilleur d’elles-mêmes. Dans ce sens, la plante est aussi un acteur incontournable de la sélection participative et un dialogue peut alors s’instaurer avec elle.
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