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Résolution pour la reconnaissance intégrale de la semence de ferme
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6 mars 2009
Lors du salon de l'agriculture, la Coordination Nationale de Défense des Semences de Ferme (CNDSF) a adopté une résolution pour un accord de reconnaissance intégrale des semences fermières.
La défense des semences fermières remonte au 4 juillet 1989, jour où le président de la FNSEA, Raymond Lacombe, celui du GNIS, Victor Desprez et le ministre Henri Nallet ont signé une déclaration pour interdire le triage à façon en France. Depuis, l’histoire de la semence fermière a été jalonné de nouvelles restrictions et de procès, son statut est devenu de plus en plus précaire, ont expliqué les syndicats.
Les 200 000 agriculteurs en France qui utilisent les semences fermières sur 2,5 à 3 Mha (50% des surfaces cultivées en céréales selon la CNDSF) refusent d’être un jour poursuivis pour contrefaçon. Pour eux, l’utilisation des semences fermières est un droit ancestral inaliénable qu’ils veulent faire reconnaître comme tel sans discussion possible. La résolution qu’ils ont signé rappelle que les semences fermières font économiser environ 60 M€ par an aux agriculteurs, qu’elles permettent d’utiliser 60% d’insecticide en moins en moyenne et satisfont les besoins des agriculteurs bio, qu’elles ont permis de compléter l’offre de semences industrielles lors de pénuries ces dernières années et qu’elles préservent des variétés n’ayant pas accès au marché. Michel Barnier a demandé à laCNDSF une synthèse sur le sujet qui devait lui être remise le même jour.
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