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Les populations de maïs, un pas vers l'autonomie, une alternative aux OGM

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Ressemables, adaptés aux terroirs dans lesquels ils sont cultivés, conservant des capacités d’évolution, les maïs population sont un moyen pour les paysans de renforcer l’autonomie de leur ferme. Ils les aident aussi à trouver des alternatives aux OGM, en leur permettant de contrôler l’origine de leurs semences.

Des maïs population à l’essai

Pour proposer aux paysans de la région un échantillon de la biodiversité existant en maïs population, et pour tester et comparer ces populations, l’ARDEAR a mis en place en 2007 une plate-forme d’essai. Deux parcelles ont été implantées chez Alain Plantier, à Besayes (Drôme), l’une sur sol profond, argileux et riche en matière organique, l’autre dans une terre pauvre, caillouteuse et peu profonde. 19 populations de maïs de diverses origines ont été semées, ainsi que deux descendances d’hybrides (2e et 3e générations) et un hybride-témoin. Elles ont été suivies aux stades-clefs de la culture (floraison et mâturité). Valérie Abatzian (Grain’Avenir) assurait le suivi technique de l’essai. Ce programme était financé grâce au concours de Rés’OGM Info.

Des premiers résultats encourageants.

Récoltées en novembre, les parcelles livrent peu à peu leurs résultats.

La variété hybride témoin présente un rendement bien supérieur aux populations sur la parcelle la plus fertile. Mais ce n’est pas le cas dans la parcelle la moins fertile, où son rendement se situe dans la moyenne. Ces résultats confirment la supériorité des variétés modernes en terme de rendement en « conditions de confort ». En revanche, la variété hybride ne semble pas adaptée à des conditions de culture plus rustiques, notamment avec un faible apport d’azote.

En outre, que ce soit sur la parcelle la plus fertile ou sur la moins fertile, le poids spécifique du maïs hybride est inférieur à la moyenne, ce qui pourrait indiquer une moindre qualité. Pour en savoir plus, nous analyserons les différentes populations sur leurs teneurs en protéines.

En termes de précocité, on peut faire approximativement trois classes : la majorité des populations (dont l’hybride témoin) a eu cette année un cycle autour de 160 jours, trois populations sont plus précoces, et cinq nettement plus tardives.

Autre élément intéressant, la comparaison entre les deux parcelles (l’une en sol pauvre et caillouteux, l’autre en sol profond et fertile) montre que les maïs fleurissent plus tard et la floraison est plus étalée dans le sol le moins riche. Le nombre de plantes sans épis est également plus élevé.

Un nouvel essai en 2008

Pour 2007, l’essai n’est pas encore terminé, il nous reste à analyser les populations pour connaître leur qualité alimentaire. Nous reconduirons cette expérimentation en 2008, grâce au concours financier de Lea Nature. Nous choisirons, sur la base de toutes les données recueillies en 2007, quelques populations que nous souhaitons continuer à tester. Nous les testerons également en mélanges.

Parallèlement, Valérie Abatzian suivra six parcelles isolées de production de semences dans des fermes réparties sur la région, pour aider à sélectionner et conserver ces populations.

> Contactez l’ARDEAR (courriel) si vous êtes intéressés par cette expérimentation.
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